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DÉTENTION SANS INCULPATION / DÉTENTION AU SECRET / PRISONNIERS D'OPINION PRÉSUMÉS.
Les menaces et les actes de harcèlement se multiplient à l'approche des présidentielles
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / PRISONNIER D'OPINION PRÉSUMÉ / DÉTENTION SANS INCULPATION.
Lettre ouverte à tous les membres du parlement rwandais afin de les exhorter à rejeter l'accord d'impunité relatif à la Cour pénale Internationale signé avec les États-Unis
"J'ai rempli mon devoir de démocrate. Je parviens à montrer que la dictature continue ici "

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Les observateurs de l'UE autorisés à suivre les législatives au Rwanda (18/09/2003)
Twagiramungu diabolisé, perquisitionné, boycotté, etc
Carla Del Ponte cède sa place de procureur au TPIR (15/09/2003)
La fin d'une exception (14/09/2003)
 Chronique d'un succès annoncé (14/09/2003)
Victoire par k.-o. (14/09/2003)
Le procureur sortant du TPIR évoque des "pressions rwandaises" (15/09/2003)

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Toujours d'actualité!

MANOEUVRES D'INTIMIDATION ET D'ELIMINATION SYSTEMATIQUE DE L'OPPOSITION PAR LE F.P.R

"Le Front patriotique rwandais (FPR) qualifie les éventuels opposants politiques de « divisionnistes » et prend des mesures pour les réduire au silence afin de s'assurer la victoire aux élections prochaines. A la fin mars, le Président Paul Kagame a prévenu qu'il infligerait des « blessures » aux « divisionnistes » qui menacent de saper l'unité nationale et a réprimandé les donateurs étrangers qui donnaient de l'argent à des « gens pour prêcher les divisions ». Lors d'un vote à l'unanimité, l'Assemblée nationale de transition (ANT) a recommandé la dissolution du deuxième plus important parti politique du pays, le Mouvement démocrate républicain (MDR), pour cause de « divisionnisme ». Le MDR, allié politique du FPR depuis 1992, a participé au gouvernement d'union dirigé par le FPR depuis son établissement en 1994. Deux officiers militaires de haut rang qualifiés de « divisionnistes » ont fui le pays tandis que d'autres étaient arrêtés ou « disparaissaient ». Un député de l'Assemblée et d'autres citoyens ont aussi « disparu ». La presse influencée par le gouvernement a servi de caisse de résonance à ces critiques, attaquant nommément parfois des personnalités comme le Premier Ministre. Les responsables du pays et la presse ont lié le « divisionnisme » aux perspectives d'un nouveau génocide, alimentant ainsi les peurs et les tensions entre les groupes qu'ils prétendent vouloir unir. ...

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Le Président rwandais et chef du FPR Paul Kagame a menacé son rival et d'autres dans plusieurs discours récents. Le 31 mars, Kagame déclarait en public que les élections "seraient conduites de façon pacifique et transparente". Mais, faisant allusion à M. Twagiramungu et à d'éventuels autres candidats, il ajoutait:

Je peux même dire que l'issue de ces élections est connue. Ceux qui seront élus devront être des individus 100 % en phase avec l'actuel agenda politique, destiné à construire le pays. Ce sera le cas et je suis sûr que c'est aussi là votre point de vue et votre souhait de parvenir à la sécurité nationale, à l'unité, au développement et à la démocratie. Quiconque apporterait la division - car je sais que les vues de ceux qui ont l'intention de revenir sont fondées sur la division - ne sera pas élu.

Dans le même discours, il prévenait qu'il infligerait des « blessures » à quiconque ne comprendrait pas ou ne tiendrait pas compte de son message contre le « divisionnisme ». Recourant à une métaphore menaçante, il ajoutait que quiconque espérait tirer profit du « sorgho et du maïs » plantés - référence plus politique qu'agricole - devait se rappeler que « nous avons assez de machines pour écraser les grains... » Evoquant sans la nommer la fuite de plusieurs officiers de haut rang la veille (voir ci-dessous), Paul Kagame annonçait encore que plusieurs personnes seraient prochainement limogées de leurs postes au gouvernement parce qu'elles étaient soupçonnées de vouloir quitter le pays.2  Lire l'article en entier

 

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Union Européenne: Déclaration préliminaire des élections présidentielles

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Dans le régime FPR, Twagiramungu dénonce «une monarchie républicaine qui se construit sur les cadavres de mes concitoyens hutu et tutsi, de mes amis, de mes frères et voisins, pour satisfaire les intérêts d’une oligarchie sans autre projet que de détruire ceux qui contestent son pouvoir, sous le seul prétexte d’avoir arrêté le génocide». Faustin Twagiramungu à Monique Mas le 18 juillet 2003

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L'appartement de Twagiramungu fouillé par la police

L'appartement de l'ex-Premier ministre et principal opposant rwandais Faustin Twagiramungu a été fouillé mardi par la police rwandaise, qui le soupçonne d'"atteinte à la sûreté de l'Etat" et d'"association de malfaiteurs", a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"Il y a eu mardi une perquisition accompagnée d'un état de siège, entre 10h00 et 18h00", a déclaré jeudi à l'AFP M. Twagiramungu, un Hutu modéré qui a été crédité de 3,62% des voix à l'élection présidentielle du 25 août remportée par le président sortant, Paul Kagame, avec 95,05% des suffrages.

"Les policiers m'ont montré un mandat signé par le procureur général (Gérard) Gahima, dans lequel ils m'accusent d'atteinte à la sûreté de l'Etat et d'association de malfaiteurs", a précisé le principal candidat de l'opposition à la présidence.

Interrogé par l'AFP, M. Gahima a confirmé ces informations tout en se refusant à préciser sur quels éléments précis se fondaient les accusations d'"atteinte à la sûreté de l'Etat" et d'"association de malfaiteurs".

Tout au long de la campagne électorale, M. Twagiramungu a été accusé, par les médias pro-gouvernementaux et par la Commission électorale nationale (CEN), de prêcher le "divisionnisme ethnique".

Il s'agit d'une accusation grave, passible de prison, dans ce petit pays d'Afrique centrale encore traumatisé par le génocide de 1994, qui a fait un million de morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés, selon une estimation des autorités rwandaises.

"La police a fouillé jusque dans mon lit, elle a pris une vingtaine de documents, surtout de la correspondance reçue de la part de sympathisants, et m'a interrogé", a-t-il ajouté.

"Je peux confirmer, les policiers recherchaient des preuves dans le cadre de leurs enquêtes sur un groupe d'une dizaine de personnes, dont fait partie M. Twagiramungu", a expliqué pour sa part M. Gahima.

Il a toutefois assuré que ce dernier ne faisait l'objet d'aucune inculpation formelle.

"Ils ne font qu'enquêter", a affirmé M. Gahima, refusant de préciser si ces enquêtes pourraient aboutir à l'arrestation de M. Twagiramungu.

Selon le procureur général, le groupe de personnes concernées par l'enquête comprend également Célestin Kabanda, l'ancien président du Mouvement démocratique républicain (MDR), la principale formation à dominante hutue, dissout avant la présidentielle pour "divisionnisme ethnique".

Avant le 25 août, M. Kabanda et quelques autres anciens membres du MDR ont été interrogés à plusieurs reprises par la police. Le nouveau parti qu'ils ont tenté de lancer, l'Alliance pour la démocratie, l'équité et le progrès (Adep-Mizero), n'a quant à lui pas reçu l'agrément gouvernemental.

M. Twagiramungu, rentré en juin au Rwanda après huit ans d'exil volontaire en Europe, a dans un premier temps dénoncé le résultat de l'élection présidentielle, demandant, en vain, l'organisation d'un nouveau scrutin.

Jeudi, il a toutefois déclaré à l'AFP qu'il avait envoyé mercredi un télégramme au président Kagame, reconnaissant sa victoire et l'invitant à "respecter ses engagements".



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L'UE appelle Kagame à étendre le processus démocratique

(AFP 30/08/2003)

BRUXELLES, 29 août (AFP) - L'Union européenne a appelé vendredi le président rwandais Paul Kagame, qui a remporté lundi l'élection présidentielle, à "ouvrir le processus politique à tous les partis démocratiques" lors des prochaines élections législatives du 1er octobre.

La présidence italienne de l'UE, dans un communiqué diffusé à Bruxelles, félicite "Paul Kagame pour sa victoire (...) et note avec satisfaction que les élections se sont déroulées dans le calme et ont enregistré un très haut niveau de participation".

Cependant, elle souligne que la mission d'observation de l'UE a constaté "des incidents, des actes de harcèlement et d'intimidation, des disparitions et des arrestations de membres de l'opposition politique".

L'UE note "avec inquiétude les difficultés rencontrées par les partisans des partis d'opposition" et appelle "le gouvernement rwandais à étendre la participation démocratique en ouvrant le processus politique à tous les partis qui partagent les principes démocratiques (...) dès les élections législatives du 1er octobre".

Le Rwanda avait vivement réagi jeudi aux critiques de la mission d'observation de l'UE, l'accusant de soutenir le principal candidat d'opposition.

© Copyright AFP

Visiter le site de: AFP

 

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Législatives au Rwanda: La campagne marquée par des arrestations (observateurs UE)
(AFP 23/09/2003)

KIGALI, 23 sept (AFP) - Des arrestations ont émaillé la campagne pour les élections législatives au Rwanda, qui auront lieu du 29 septembre au 2 octobre, a déclaré mardi à l'AFP le chef adjoint de la mission d'observation électorale de l'Union européenne, Marie-Violette César.

"Plusieurs personnes qui participaient à la campagne électorale, dont un candidat, ont été interpellées, voire arrêtées, pour campagne illégale ou pour divisionnisme ethnique", a-t-elle affirmé, sans donner de chiffres précis.

Dans la plupart des cas, les personnes interpellées ont été relâchées rapidement, a-t-elle ajouté.

C'est le cas du candidat Bernard Ntaganda, qui brigue un poste de député sur la liste du Parti social-démocrate (PSD). Il a été arrêté pour "campagne illégale", puis relâché, a précisé Mme César.

Les arrestations pour "divisionnisme" concernent des personnes officiellement mandatées pour faire la campagne de Célestin Kabanda, un candidat indépendant, notamment dans les provinces de Butare (sud du pays) et de Kibungo (Est), a-t-elle ajouté.

M. Kabanda est l'ex-président du Mouvement démocratique républicain (MDR), la principale formation à dominante hutue qui a été dissoute pour "divisionnisme ethnique" avant l'élection présidentielle du 25 août.

Avant ce scrutin, remporté par le président sortant Paul Kagame avec 95,05% des voix, M. Kabanda avait été interrogé à plusieurs reprises par la police.

Les observateurs européens avaient relevé, lors de la présidentielle, des "irrégularités et fraudes", tout en soulignant qu'elle marquait "un pas important dans le processus démocratique".

Depuis le début de la campagne pour les législatives, le 6 septembre, "aucun incident violent n'a été signalé", a par ailleurs déclaré Mme César. Elle a toutefois rapporté l'annulation de nombreux meetings pour des raisons mal élucidées.

"Dans la plupart des cas, les autorités locales affirment que les candidats n'ont pas signalé leur venue avec 24 heures d'avance, comme prévu par la loi, alors que les candidats ou les partis disent qu'on veut entraver leur campagne", a-t-elle expliqué.

Les élections législatives représentent la dernière étape dans la transition politique en cours au Rwanda depuis le génocide de 1994, qui a fait un million de morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés, selon une estimation des autorités de Kigali.

Elles sont annoncées comme les premières vraies élections parlementaires multipartites depuis l'indépendance de l'ancienne colonie belge en 1962.

Trois partis et 20 candidats indépendants (dont l'un a été autorisé à se présenter après avoir gagné un recours) sont en lice face à la coalition formée autour du Front patriotique rwandais (FPR), l'ex-rébellion tutsie de M.Kagame.

Mais les principaux partis d'opposition ont été interdits d'activité et ne peuvent donc pas se présenter à ces élections.

© Copyright AFP

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Union Européenne: Déclaration préliminaire des élections présidentielles

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