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Dans le régime FPR, Twagiramungu dénonce «une monarchie républicaine qui se construit sur les cadavres de mes concitoyens hutu et tutsi, de mes amis, de mes frères et voisins, pour satisfaire les intérêts d’une oligarchie sans autre projet que de détruire ceux qui contestent son pouvoir, sous le seul prétexte d’avoir arrêté le génocide». Faustin Twagiramungu à Monique Mas le 18 juillet 2003

 

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En France, l'enquête sur la mort du président Habyarimana toujours en cours
(AFP 12/09/2003)

PARIS, 12 sept (AFP) - Neuf ans après, la justice française enquête toujours sur l'attentat meurtrier contre l'avion transportant le président rwandais Juvénal Habyarimana, jamais élucidé, qui a été l'élément déclencheur du génocide.

Le 6 avril 1994 à Kigali, vers 20h30, un Falcon 50 en phase d'atterrissage transportant notamment le président rwandais, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et plusieurs hauts responsables des deux pays était atteint par un missile anti-aérien.

Cet attentat a marqué le début du génocide, qui, selon les autorités rwandais, a coûté la vie à près d'un million de Tutsis (ethnie minoritaire) et de hutus modérés.

Qui a tiré et pourquoi?

Deux hypothèses sont depuis longtemps avancées: la première pointe du doigt des extrémistes hutus, opposés à un partage du pouvoir avec la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir depuis 1994).

La deuxième met en cause des membres du FPR, dont l'actuel président rwandais Paul Kagame était le chef à l'époque.

Mais cette question est à ce jour restée sans réponse.

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), créé par l'ONU en novembre 1994 pour juger les responsables du génocide, ne s'y est pas consacré.

C'est finalement en France - régulièrement accusée par Kigali d'avoir soutenu le régime hutu qui a planifié et perpétré le génocide - qu'une enquête, à laquelle le Rwanda n'accorde aucune crédibilité, a débuté en 1998.

Ouverte pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" après le dépôt d'une plainte par les proches d'un pilote français tué dans l'attentat, elle a été confiée au juge antiterroriste parisien Jean-Louis Bruguière le 27 mars 1998.

Cinq ans plus tard, l'enquête "est très avancée", selon une source judiciaire, mais ne serait toutefois pas encore sur le point d'aboutir. Le dossier fait déjà plus de 6.000 pages et s'est au fil des années enrichi de nombreuses auditions.

Le juge s'est d'ailleurs rendu deux fois à Arusha (Tanzanie) où il a pu entendre plusieurs détenus du TPIR. Il a également été étroitement en contact avec Carla del Ponte, l'ancien procureur du TPIR, qu'il a rencontré plusieurs fois sur place et en Europe.

"Je travaille avec Bruguière, je le suis de très près. Ses résultats me permettront de décider si nous ouvrons une enquête", avait-elle déclaré en décembre 2000.

Jean-Louis Bruguière a également versé au dossier le volumineux rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale française sur le Rwanda de 1990 à 1994.

Enfin, le magistrat s'est procuré le rapport de l'Australien Michael Hourigan, ancien inspecteur de l'ONU, sur la mort du président Habyarimana.

Ce rapport de moins de dix pages jugé explosif lorsqu'il fut révélé en 2000 rapportait les témoignages de plusieurs informateurs tutsis.

Ces informateurs affirmaient que l'attentat avait été mené par des membres du FPR, thèse qui semble aujourd'hui privilégiée par la justice antiterroriste, selon une source proche du dossier.

Paul Kagame a pour sa part toujours nié que lui-même ou le FPR aient joué le moindre rôle dans l'attentat.

"La responsabilité est plutôt à chercher du côté des Nations unies dont les troupes gardaient l'aéroport de Kigali, et des Forces armées rwandaises de l'époque", avait-il déclaré en avril 2002.

Selon Me Laurent Curt, avocat de la famille d'une des victimes, "plusieurs pistes restent possibles aujourd'hui". La piste menant au FPR est "validée par un certain nombre d'éléments, mais ces éléments restent insuffisants".

© Copyright AFP

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Twagiramungu sur la sellette

Une perquisition 7 heures

L'appartement de M. Faustin Twagiramungu candidat malheureux aux dernières élections présidentielles a été fouillé mardi 9 septembre par la police de 10 à 17h40 à Kacyiru dans la banlieue résidentielle de la capitale Kigali, d'après le porte parole de M. Twagiramungu en Belgique, M. Hildebrand Kayibanda.

D'après la même source, M. Twagiramungu qui était en discussion avec l'autre candidat aux mêmes élections M. Jean Népomucène Nayinzira et un étudiant, a été accusé par les membres des forces de l'ordre qui lui présentait un mandat de perquisition, d'organiser une réunion visant à perturber l'ordre public.

Le mandat de perquisition mentionnait l'atteinte à la sûreté de l 'Etat et la perturbation de l'ordre public.

A l'issue d'une perquisition systématique, les agent de police ont saisi 15 documents pour lesquels M. Twagiramungu a signé un reçu dont il n'a pas reçu de copie, toujours selon son porte parole. M. Kayibanda a ajouté que du courrier privé a aussi été saisi et parmi les documents se trouvait un mémorandum rédigé par M. Twagiramungu sur les irrégularités du récent scrutin présidentiel.

Un manuscrit commun entre les deux anciens candidats aurait aussi été emporté. Ce document devait être transmis au chef de l'Etat lors d'une entrevue avec lui que M. Nayinzira prévoyait à court terme.

Le commentaire de M. Kayibanda est que le mandat d'amener qui devrait permettre l'arrestation de l'opposant numéro ne devrait plus traîner Kayibanda si comme il le pense cette perquisition a permis à ses accusateurs de compléter un dossier à charge en "irréfutable".

Placide Muhigana
Ixelles

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Crédibilité, transparence, liberté d'expression : encore du chemin - UE

  
"Des listes additives ont été établies en de nombreux endroits pour permettre à certains électeurs non inscrits sur la liste des bureaux de vote d'exprimer leur vote", a-t-elle ajouté.
 
Elle a également relevé "la présence massive et intimidante (...) des représentants du candidat Kagame dans de nombreux bureaux de vote", ajoutant que "dans certains bureaux ils s'immiscaient de manière très directe dans les opérations électorales ou assumaient un contrôle non officiel
du bureau de vote".
  
Présidentielle: des "irrégularités" et des  "fraudes", selon l'UE
(AFP 27/08/2003)
 
KIGALI, 27 août (AFP) - Les observateurs de l'Union européenne (UE), un des principaux bailleurs de fonds du Rwanda, ont pointé du doigt mercredi à Kigali des "irrégularités" et des "fraudes" dans l'élection présidentielle de lundi dans le pays, la première depuis le génocide de 1994.
 
Le chef de la mission d'observation électorale de l'UE, Colette Flesch, a toutefois relevé que le scrutin de lundi s'était déroulé dans le "calme et sans incident violent", assurant que cette élection constituait "une étape importante" dans le processus de démocratisation du pays.
 
Mais "certaines irrégularités et cas de fraude ont émaillé le jour du scrutin", première présidentielle pluraliste depuis l'indépendance du pays en 1962, a-t-elle insisté.
 
Le président sortant Paul Kagame, membre de l'ethnie minoritaire Tutsi qui fut la grande victime du génocide, a recueilli plus de 95% des voix, selon les chiffres de la Commission électorale. Son principal adversaire, l'ancien Premier ministre Faustin Twagiramungu, un Hutu modéré, a obtenu moins de 4% des voix.
 
"Il reste du chemin à parcourir en termes de crédibilité, de transparence et de liberté d'expression", a déclaré à la presse le député européen Colette Flesch, chef de la mission d'observation de l'Union européenne, et ancien ministre des Affaires étrangères du Luxembourg. "Le scrutin s'est déroulé calmement, et sans incident violent", a-t-elle toutefois souligné.
 
La consolidation des résultats "ne s'est pas déroulée dans la transparence nécessaire", a ajouté Mme Flesch. "Dans de nombreux cas, nos observateurs n'ont pas été autorisés à suivre" cette opération, a-t-elle expliqué. La consolidation consiste à établir, et à signer, un rapport d'activité dans chaque bureau. On y enregistre les nombres d'inscrits et de votants, ainsi que les résultats.
 
Les délégués du parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR), étaient seuls présents dans la grande majorité des bureaux de vote pendant le scrutin, ont constaté des journalistes de l'AFP et divers observateurs.
 
Le principal candidat d'opposition, l'ancien Premier ministre Faustin Twagiramungu, avait décidé de ne pas y envoyer les siens, après avoir été accusé par la Commission électorale de vouloir "truquer" le scrutin et de préparer des actes de violence. Le troisième candidat, l'ancien ministre Jean-Népomuscène Nayinzira, ne disposait pas d'une organisation suffisamment étoffée pour envoyer des délégués dans l'ensemble des bureaux.
 
"Des modifications illégales de listes électorales et des différences significatives de chiffres indiquant des bourrages d'urnes ont été constatés dans quelques bureaux de vote", a ajouté Mme Flesch.
"Des listes additives ont été établies en de nombreux endroits pour permettre à certains électeurs non inscrits sur la liste des bureaux de vote d'exprimer leur vote", a-t-elle ajouté.
 
Elle a également relevé "la présence massive et intimidante (...) des représentants du candidat Kagame dans de nombreux bureaux de vote", ajoutant que "dans certains bureaux ils s'immiscaient de manière très directe dans les opérations électorales ou assumaient un contrôle non officiel du
bureau de vote".
 Elle a également indiqué que "les ressources de l'Etat et des collectivités locales étaient parfois utilisées par M. Kagame", et noté "des cas de distribution de gratifications matérielles pour s'assurer du vote" en faveur du président sortant.
 

Un des hommes de Twagiramungu en prison

 

Un membre du Comité de soutien à Faustin Twagiramungu en Belgique qui a souhaité garder l?anonymat, nous a informé par téléphone que Léonard Kavutse ancien député du Mouvement Démocratique Rwandais après le génocide de 1994 (MDR,

interdit par le régime en mai 2003) originaire de la province de Cyangugu dans le sud-est, la région natale de Twagiramungu, a été emprisonné dans la Prison centrale de Muhima, ville de Kigali, dite « 1930 » (date de sa construction par la tutelle belge), ce matin.

 

 Placide Muhigana, 

 


 

>>>Un des hommes de Twagiramungu en prison:Lire l'article en entier   

>>>On arrête les mêmes et on continue, à lire...

>>>PORTRAIT, selon COLETTE BRAECKMAN

>>>Elections MULTIpartites avec un seul « parti »

 


Rwanda: la Commission électorale accuse l'UE de soutien à M. Twagiramungu
(AFP 28/08/2003)

KIGALI, 28 août (AFP) - La Commission électorale nationale (CEN) du Rwanda a accusé jeudi la mission d'observation électorale de l'Union européenned'avoir soutenu le principal candidat de l'opposition, Faustin Twagiramungu, dans l'élection présidentielle de lundi.

La mission européenne "est animée d'un esprit tendancieux, sans objectivité aucune, n'étant animée tout simplement que du souci de défendre les intérêts du candidat Faustin Twagiramungu", a déclaré le président de la CEN, Chrysologue Karangwa, lors d'une conférence de presse.

M. Karangwa tenait à "réfuter catégoriquement" les critiques émises mercredi par les observateurs de l'UE au sujet de l'élection présidentielle remportée par le président sortant Paul Kagame avec 95,05% des voix, selon les résultats publiés mardi par la CEN, a-t-il expliqué en conférence de presse.

La mission d'observation de l'UE avait relevé dans son rapport des "irrégularités et fraudes" dans le scrutin, tout en soulignant que cette élection marquait "un pas important dans le processus démocratique" au Rwanda.

M. Karangwa s'est demandé à haute voix "si les observateurs de l'UE avaient observé le même scrutin que les autres missions d'observation" qui ont "publié des rapports positifs".

La mission d'observation européenne, avec 70 délégués, était de loin la plus importante à l'occasion de la présidentielle. L'Union africaineavait également envoyé des obervateurs, ainsi notamment que le Canada, l'Afrique du sud, la Norvège et le Japon.

© Copyright AFP

Visiter le site de: AFP


 

 

Elu à presque 100% : on avance ou on recule !?

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Elections MULTIpartites avec un seul « parti »

 

Tout d'abord nous avons eu en avril et en mai de cette année, la condamnation et la demande de dissolution (purge) du Mouvement Démocratique Républicain (MDR) par le Parlement de Transition et le Gouvernement dont le MDR étaient membre depuis 1994.

 

Dans un second temps,...

 

Placide Muhigana 28/08/03, Molenbeek 09h05

 

Pour lire l'intégralité du commentaire

 

http://fr.groups.yahoo.com/group/ntakundibyagenda/


 

   Lire le reportage

Twagiramungu rejette "catégoriquement" les résultats
 
Les journalistes de l'AFP et divers observateurs avaient constaté lundi que, (...) , seuls les observateurs du FPR étaient présents dans les bureaux de vote lors des opérations de vote ainsi que de dépouillement.
KIGALI, 26 août (AFP) - Faustin Twagiramungu, le principal candidat d'opposition à l'élection présidentielle lundi au Rwanda a rejeté "catégoriquement" mardi les résultats donnant une écrasante victoire au président sortant Paul Kagame, et demande l'organisation d'un nouveau scrutin, a-t-on appris dans son entourage.

"Ces élections ne sont pas libres, il y a eu beaucoup de fraudes et beaucoup de gens ont été forcés à voter pour M. Kagame. Il n'y a rien de transparent", a indiqué à l'AFP un proche de M. Twagiramungu, qui a requis l'anonymat.

"Le décompte s'est fait seulement avec les observateurs du FPR", le Front patriotique rwandais, l'ex rébellion tutsie au pouvoir depuis 1994, a-t-il ajouté.

"Il faut que d'autres élections, libres et transparentes, soient organisées avec suffisamment d'observateurs indépendants", a-t-il conclu.

Avant même l'annonce des premiers résultats par la Commission électorale nationale, lundi soir, le porte-parole de M. Twagiramungu, Ismaël Mbonigaba, avait déjà déclaré que l'élection présidentielle avait manqué de "transparence".

"On ne peut que contester les résultats", avait-il annoncé à l'avance.

"Il n'y a pas eu de transparence. Certains ont été forcés à voter Kagame", avait-il affirmé.

"On ne peut pas douter de la victoire de Kagame vu le climat dans lequel s'est déroulé le scrutin. M. Kagame a préparé le terrain, il a eu tous les moyens pour bloquer notre campagne", avait-il ajouté.

M. Twagiramungu avait décidé vendredi soir de ne pas envoyer ses observateurs dans les bureaux de vote le jour du scrutin, après avoir été accusé par la commission électorale de vouloir "truquer" le scrutin et de préparer des actes de violence.

Les journalistes de l'AFP et divers observateurs avaient constaté lundi que, en conséquence, seuls les observateurs du FPR étaient présents dans les bureaux de vote lors des opérations de vote ainsi que de dépouillement.

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HARCELEMENT - INTIMIDATION - PERSECUTION PAR LE FPR-INKOTANYI 

- ELIMINATION DE L'OPPOSITION- INSTAURATION DE L'AUTOCRATIE


 


Des élections sous contrôle

La campagne électorale s'est ouverte dans un pays encore traumatisé par le souvenir du génocide, et fermement tenu par le président Paul Kagame.

Clore enfin la période de transition que vit le Rwanda depuis la fin du génocide de 1994, c'est l'objectif officiel de la campagne électorale pour les élections présidentielle et législatives qui ont débuté le 1er août. Mais, derrière la volonté affichée de refermer les plaies et de lutter contre la logique ethnique, le président Paul Kagame verrouille le débat. La Constitution sur mesure, votée en mai dernier, institue une Haute Cour de la République qui valide la légalité des partis. Les structures de ces formations doivent obligatoirement " siéger au niveau national et au niveau de la province et de la ville de Kigali ". Toute mention à la race, l'ethnie, le clan ou la région est qualifiée de " divisionniste " par le pouvoir et entraîne l'interdiction du parti. Par ailleurs, un forum de concertation entre les partis est chargé de veiller à la " discipline " et à la bonne entente entres les partis. Destinées à combattre les révisionnistes, ces dispositions permettent surtout au Front patriotique rwandais (FPR), le parti au pouvoir, de neutraliser ses opposants. Ainsi, le Mouvement démocratique rwandais (MDR), principal parti d'opposition, a été définitivement interdit mi-juillet, après qu'une commission d'enquête parlementaire l'eut accusé de créer des milices de jeunes Hutu, sur le modèle des Interhamwe (milice des génocidaires en 1994). L'accusation paraît pourtant de circonstance, pour ce parti de Hutu modérés, qui a, dès 1994, participé au pouvoir du FPR. Cette élimination ne laisse plus en lice que des petits partis à l'audience marginale, dont beaucoup se sont contentés de soutenir la candidature de Kagame. La présidentielle devrait contenir un peu plus de suspenss, grâce à la participation de Faustin Twagiramungu, ancien président du MDR, qui est rentré d'exil en juin dernier. Ancien premier ministre de Kagame, et Hutu modéré, il a été traité de " génocidaire " alors qu'il a risqué sa vie pendant le génocide. Pour sa campagne, le plus crédible des compétiteurs du président ne dispose que d'un accès limité aux médias, et même aux salles de meeting. Twagiramungu apparaît comme une caution démocratique pour un régime rwandais, de plus en plus discrédité par ses abus et par son implication dans la guerre congolaise. Le président Kagame a d'ailleurs annoncé la couleur : " Ceux qui seront élus seront des gens qui sont à 100 % en accord avec l'agenda politique actuel. " Dans un rapport publié en mai dernier, l'organisation Human Rights Watch rappelle que, depuis 1994, le FPR a de plus en plus concentré le pouvoir dans ses mains, ne craignant pas d'éliminer ses opposants, soit légalement, soit physiquement. Emblématique de cette politique, la Cour de cassation a rejeté, mercredi dernier, l'appel du pasteur Bizimungu, emprisonné en 2001, quand le parti qu'il avait créé avec des Hutu et des Tutsi avait été décrété illégal. Après le génocide, la crainte de voir la majorité hutu détenir seule, par le biais du vote, les rênes de l'État, est légitime. Sauf qu'en l'utilisant pour discréditer jusqu'aux Hutu modérés, le FPR risque d'alimenter la frustration et la tension. 

Camille Bauer

Pour visiter http://www.humanite.fr


 

 

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