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Le
"Master Plan du FPR"
...quelques articles publié sur Ntakundibyagenda, vous
pourrez lire comment la stratègie du FPR est mise en oeuvre concrètement le
"master plan" (à la fin du message, ceux qui ont déjà lu les
articles veuillez nous en excuser et utiliser la barre de défilement) tel qu'il
nous a été transmis contient des infos exactes mais aussi quelques exagérations,
son authenticité n'est pas du tout claire, le rédacteur ne révéle rien de
vraiment neuf, il a simplement décrit ce qui
se
fait depuis 94 en pimentant un peu.
Placide
Muhigana
03/11/03
Opposition intérieure étranglée
Nkuliyingoma à Kigali
?
Le
régime courtise ses exilés
Nous avons appris de sources bien informées que l'ancien ministre sous le
gouvernement de Faustin Twagirmaungu, M. Jean-Baptiste Nkuliyingoma serait en
route pour le Rwanda. D'après ces mêmes sources il prendrait l'avion ce samedi.
Le
régime de Kigali marquerait donc des points par rapport à son opposition externe
en recrutant des personnes qui jusqu'à présent s'était bien gardée de rentrer.
M.
Nkuliyingoma, ancien journaliste de l'Office Rwandais de l'Information (Orinfor)
avant juillet 1994, avait été ministre de l'Information de septembre 1994 à août
1995 et avait été démis en même temps que son patron et président du Mouvement
Démocratique Républicain, M. Faustin Twagiramungu. Contrairement à d'autres
membres de cette formation politique dissoute en mai 2003, M. Nkuliyingoma était
resté loyal à son chef de parti jusqu'au bout, ce qui lui aurait valu de faire
partie de la même charette qui emporta aussi feus Alphonse-Marie Nkubito et Seth
Sendashonga (Justice, indépendant et Intérieur, FPR) et Mme Immaculée Kayumba
(Transport et Communication, FPR).
Après l'ancien haut fonctionnaire sous le régime de Habyarimana, M. Emmanuel
Ndagijimana et Mlle Marie-Christine Nyatanyi qui a récemment été nommée
Secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, c'est au tour d'un autre bruxellois de
prendre le chemin du retour.
Selon d'autres sources, M. Ndagijimana aurait durant son séjour été reçu par le
chef de l'Etat Paul Kagame et le Premier ministre Bernard Makuza, il n'aurait
par contre pas eu l'occasion de visiter son ancien voisin Faustin Twagiramungu
rentré en juin dernier pour participer contre le chef de l'Etat à ce qui a été
décrit comme les premières élections multipartites de notre pays.
Placide Muhigana
Toussaint 2003
Faustin Twagiramungu :
J’y suis, j’y reste
Malgrè que le
harcélement continue Malgré le harcèlement de la part d’agent du pouvoir
rwandais, Faustin Twagiramungu reste au Rwanda et plus précisèment dans la
commune de Kacyiru, dans la périphérie de la capitale Kigali, où il a élu
domicile depuis début juillet 2003. C’est ce
qu’il a tenu à nous
faire comprendre durant l’entretien téléphonique d’une quinzaine de minutes que
nous avons eu avec lui, le 30 octobre 2003.
Son ancien porte
parole (durant la campagne des présidentielles d’août dernier) et ancien patron
du journal indépendant Umuseso M. Ismaïl Mbonigaba a fui le pays pour l’Ouganda,
il y a presque deux semaines, suite à des menaces de mort.
Lorsque la police
avait perquisitionné l’appartement de Twagiramungu qui était aussi son QG de
campagne, ses « visiteurs » lui avait dit que Mbonigaba était « vraiment
mauvais ».
Un autre camarade de
M. Twagiramungu M. Faustin Minani, leader du parti d’opposition ADEP (Alliance
pour la Démocratie, l’Équité et le Progrès, interdit) ‘ Mizero (espoir en
Kinyarwanda), ancien du Mouvement Démocratique Républicain (banni), s’est vu
refuser de se rendre en mission à l’OIT où il avait été invité officiellement.
Les autorités de la police qui l’ont convoqué avant son départ prévu pour samedi
dernier lui
ont confisqué son
passeport.
Twagiramungu nous a
dit déplorer que toutes les personnes qui sont associées à l’opposition ou/et
qui l’ont soutenu durant les élections passées soient victimes de harcèlement.
Lui-même est considéré comme un ennemi de la nation (hadui) : Après une
récente interview accordée à la Voice of America, la Radio Rwanda (monopole
d’Etat) a laissé un habitant de Gitarama réclamer sur les ondes, par téléphone
et en direct, son arrestation.
Au
quotidien
Comment Twagiramungu
occupe sa journée ?
Le matin après sa
toilette, il lit les journaux, surfe sur l’Internet à la recherche d’articles
intéressants sur notre pays. Il va régulièrement se promener en ville où il a pu
remarquer une différence avec ce qu’il avait laissé en 1995. Il nous a dit qu’il
ne se cachait pas et qu’il allait continuer à combattre ‘ tant qu’il n’y avait
pas d’opposition - le système de parti unique et que le combat entamé en 1990
n’était pas arrivé à son terme.
Pour le reste il
accorde des interviews à la presse, reçoit la visite d’amis, se rend en province
( mais pas à Cyangugu, dans son fief pour des raisons de sécurité). Son séjour
au Rwanda (depuis 4 mois), lui aurait permis « d’approfondir sa réflexion sur la
situation du Pays et de prendre la mesure de notre politique après les
élections ».
En ce qui concerne sa
sécurité personnelle, il est toujours suivi, semble-t-il par des policiers en
civils dont il ignore s’ils le font pour veiller sur lui ou pour surveiller ses
activités. Dimanche passé, lors d’une visite au domicile d’un ami grippé, des
appels anonymes les ont avertis qu’ils étaient encerclés ! Ses rencontres mêmes
privées seraient considérées par certaines autorités comme des réunions
politiques subversives.
Lui, il a toujours
son passeport mais il n’a pas - dans l’immédiat - de projet de s’en servir.
Placide Muhigana
31/10/03.
Mbonigaba du journal Umuseso s'exile
Nous avons appris
très tardivement que l'ancien patron du journal Umuseso se serait réfugié en
Ouganda. Selon une source contactée à Kigali aujourd'hui, M. Ismaïl Mbonigaba a
quitté le Rwanda un samedi, il y a presque deux semaines après avoir reçu de
nopmbreuses menaces de mort, notamment par e-mail. Son départ a dû se produire
autour du 18 octobre. Selon la même source, il est parti en catastrophe avec son
enfant de 5 ans mais sans sa femme qui était absente de la maison.
Depuis sa détention
par la police suite à une altercation avec certains de ces membres en juillet
2003, M. Mbonigaba ne possédait plus de passeport et d'après un autre
journaliste en exil en Ouganda, ce serait avec un passeport d'une connaissance
étrangère qu'il aurait pu sortir du pays. Durant la campagne électorale des
élections présidentielles d'août 2003, M. Mbonigaba était le porte-parole de M.
Faustin Twagiramungu, le principal challenger du candidat du Front Patriotique
Rwandais.
Après ses démêlées
avec les forces de l'ordre en 2002 M. Mbonigaba avait fondé le journal
Indorerwamo (le miroir en Kinyarwanda) et n'était plus le patron du journal
Umuseso (Ce journal a très durement critiqué la semaine dernière, la décision du
chef de l'Etat rwandais de nommer M. Stanley Safari sénateur. Celui-ci ancien
membre du Mouvement Démocratique Républicain est considéré par de nombreux
observateurs de la politique rwandaise comme un des fossoyeurs de ce parti
dissous par le régime en mai cette année).
PM, 30/10/03
MASTER
PLAN
Le Régime du FPR passe à l’action
Après l’élection du Président Paul KAGAME à la magistrature suprême du Rwanda
pour un mandat de sept ans, les services de renseignement du Front Patriotique
Rwandais viennent de brosser un bilan positif des neuf années du pouvoir du FPR
et de définir une nouvelle stratégie de gestion du pays pour une période de
quatorze ans( 2 mandats pour Kagame).
La réunion qui s’est tenue à Muhazi (ferme privée d’Afandi) quelques jours avant
la mise en place du nouveau gouvernement, était dirigée par le Président «
démocratique » Paul Kagame lui-même et comprenait
entre autres :le Chef d’Etat Major le Général Major James Kabarere, Gahima
Gérald Procureur, Gacinya de la DMI, le Député Mitari Kabanda Protais , Tito
Rutaremara et d’autres dont il n’est pas opportun de
dévoiler leurs identités pour des raisons de sécurité.
Les participants se sont réjouis de ce que la menace Hutu de l’intérieur a été
éliminée, que les dernières tentatives de résurrection du MDR armehutu ont été
définitivement anéanties et que les FDRL sont aux aboies.
Ils ont constaté qu’une grande partie des opposants a été assassinée, d’autres
croupissant dans les prisons où ils attendent leur fin de vie.
La réunion s’est également félicitée de la neutralisation des grands opposants
exilés par le truchement du Tribunal Pénal international d’Arusha et grâce
surtout à la coopération de certains pays.
Pour la période qui va venir, un plan d’action, une stratégie ainsi que des
moyens ont étés définis pour mettre hors d’état de nuire toute opposition
naissante qui constituerait pour l’avenir proche une menace pour
la survie du régime.
Une urgence a été soulignée pour des actions immédiates devant être menées par
les services secrets de la DMI en particulier auprès des Rwandais vivant en
Europe et en Amérique.
Ils ont mis au point un plan d’action appelé MASTER PLAN dont voici quelques
extraits dont nous avons pu nous procurer et dont l’original est en anglais:
1.Augmenter le nombre du personnel de Renseignement dans les Ambassades du
Rwanda plus particulièrement en France, en Belgique et dans les pays
scandinaves.
2.Infiltrer les réfugiés en recrutant dans leur milieu. Cette action a été
bénéfique depuis 1994 notamment pour localiser, éliminer ou faire arrêter
les génocidaires.
3.Poursuivre l’action de convaincre les réfugiées de rentrer au pays surtout
ceux de l’Europe en leur promettant de l’argent, le reclassement dans
l’administration ou dans le monde des affaires. Eliminer les résistants.
4.Continuer de façon progressive les emprisonnements et les éliminations selon
le plan arrêté en 1994.
5.Diviser, désorganiser les formations politiques et les associations des
réfugiés Rwandais en ciblant celles de l’Europe et de l’Amérique.
Une action particulière devra être menée par nos ambassades pour discréditer les
Formations politiques et les Association auprès des pays et la population qui
les hébergent.
A cet effet il suffira de démontrer que ce sont des génocidaires, avec à l’appui
des témoignages accablants dans les médias.
6.Poursuivre l’action de convaincre la Communauté internationale d’accepter que
notre gouvernement puisse procéder à l’arrestation et à l’extradition des
génocidaires qui vivent encore dans les pays étrangers, car le Tribunal
International d’Arusha va bientôt terminer son mandat.
8.Mettre en place le « Charm offensive » à l’endroit la jeunesse réfugiée pour
lui inculquer l’idéologie du FPR et lui faire comprendre la médiocrité des
régimes des Présidents KAYIBANDA et HABYALIMANA.
Les jeunes doivent être notre cheval de bataille pour anéantir à jamais tout
idéologie du MDR-MRND
9.Entretenir la peur et la confusion chez les réfugiés Rwandais par tous les
moyens à définir dans l’opération « dismantle one »
10.Poursuivre l’opération « stranglehold » de Twagiramungu et ses collaborateurs
jusqu’à l’anéantissement total.
11.Une action précise sera menée pour déstabiliser les réfugiés tutsi plus
particulièrement les ressortissants de la Province de Kibuye qui constituent le
noyau des soldats du Roi et qui entretiennent des relations particulières avec
le Mwami..
12.Envoyer des missions à l’étranger pour des contacts physiques avec nos
réseaux et mettre en exécution ce plan via nos antennes.
Monsieur Rwigara Assinapol a été désigné pour superviser cette opération en
Europe et en Amérique avec la collaboration Monsieur Kabanda Mitari Protais qui
pourra utiliser les facilités que le Gouvernement va lui offrir.
La réunion a désigné un comité de monitoring dirigé par le patron du DMI, et qui
devra rendre compte tous les trois mois au Président Paul Kagame.
Traduit de l’anglais par K.L. à Kigali the 21st october 2003
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