Tout le
monde se lève sauf?.
Ibingira
et Kayonga
Le 09 août 2003 lors du premier meeting électoral de Faustin Twagiramungu,
parmi les quelques milliers de personnes venues assister à sa performance, il
y avait deux généraux ? et non des moindres - des Forces Rwandaise de
Défense (FRD ex Armée Patriotique Rwandaise, APR en signe). En effet les
généraux de brigade Charles Kayonga et Fred Ibingira avaient fait le
déplacement pour écouter « les yeux dans les yeux »
l?adversaire
n°1 du candidat du FPR.
http://fr.groups.yahoo.com/group/NtaKundiByagenda/message/97
Ils ne sont
pas des moindres dans leur catégorie car Kayonga est l?homme du Conseil
National de Développement (CND, bâtiment du Parlement de feu Juvénal
Habyarimana situé à Kimihurura où était cantonné le bataillon du FPR censé
protéger ses représentants dans la capitale) qui avec 600 hommes
(officiellement) a tenu tête à l?armada des ex-Forces Armées Rwandaises lors
de la reprise des combats entre
les deux
camps et du déclenchement des massacres et du génocide. En ce qui concerne
Ibingira c?est le responsable de la fermeture du camp de déplacés de Kibeho en
avril 1995 qui aurait fait entre plusieurs centaines et plusieurs milliers de
morts selon
les sources et qui a été jugé et condamné à deux ans de prison pour les
« bavures » de ces subordonnés.
Pour
commencer son meeting, Twagiramungu a demandé une minute de silence pour les
rwandais morts au Rwanda et au Congo et ailleurs, pour les camarades de lutte
assassinés tel que Seth Sendashonga, etc. Selon une source digne de foi qui a
réclamé l?anonymat, nos deux vaillants généraux seraient restés assis pendant
l?hommage rendu globalement à tous « nos morts ».
On peut
comprendre qu?ils n?aient pas voulu cautionner un amalgame dans lequel sont
associés les victimes du génocide et des massacres, les combattants, les "
victimes collatérales », les « assassinés politiques » et les « ennemis
combattants » (pour utiliser cette nouvelle appellation), etc. Il faudrait
peut-être que Twagiramungu rendent des hommages séparés pour que son audience
ne doive pas le suivre - byanze bikunze ! - sur tout ou
rien.
Placide
Muhigana
12 août 2003
Page précédante |
Page suivante |
Campagne électorale |
Interviews