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Les Pays-Bas questionnent
le Rwanda sur les disparitions d'opposants
Pas de réponse satisfaisante, pas un sou !
Le colonel Augustin Cyiza, ancien président de la Cour de
cassation, et le député Léonard Hitimana sont notamment portés disparus depuis
avril dernier.
"Nous avons soulevé la question des disparitions et nous n'avons pas reçu de
réponse satisfaisante"
KIGALI, 11 août (AFP) - Les Pays-Bas ne financeront pas l'élection
présidentielle du 25 août et les législatives du 29 septembre au Rwanda tant que
la question des disparitions d'opposants ne sera pas élucidée, a déclaré lundi
soir la ministre néerlandaise de la Coopération au développement, Agnès Van
Ardenne.
"Nous avions l'intention de soutenir le processus électoral, mais tant que nous
n'aurons pas de réponse sur la question des disparitions, nous n'allons pas
verser d'argent à ce gouvernement pour financer les élections, a-t-elle affirmé
au cours d'une conférence de presse à Kigali.
Les Pays-Bas comptent parmi les principaux bailleurs de fonds du Rwanda.
Plusieurs personnalités proches de l'opposition ont disparu ces derniers mois au
Rwanda. Le colonel Augustin Cyiza, ancien président de la Cour de cassation, et
le député Léonard Hitimana sont notamment portés disparus depuis avril dernier.
Mme Van Ardenne et son homologue des Affaires étrangères, Jaap De Hoop Scheffer,
se sont entretenus lundi matin avec le président rwandais, Paul Kagame, candidat
à un nouveau mandat.
"Nous avons soulevé la question des disparitions et nous n'avons pas reçu de
réponse satisfaisante", a déclaré M. De Hoop Scheffer.
Le Rwanda s'apprête à vivre sa première élection présidentielle pluraliste
depuis son indépendance, en 1962. Il s'agira du principal scrutin depuis le
génocide de 1994, qui a fait un million de morts parmi la minorité tutsie et les
Hutus modérés, selon Kigali
AFP
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