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Communiqué de presse
 

Le comité de soutien de Faustin Twagiramungu en Belgique s'inquiète des informations en provenance du Rwanda selon lesquelles le principal candidat de l'opposition serait arrêté dans les prochains jours.

Le Comité a pu prendre connaissance des huit chefs d'accusation qui pèsent sur M. Twagiramungu. Il s'agit entre autres de l'atteinte à la sûreté de l'Etat, la collusion avec les rébellions armées du Rwanda (FDLR) et du Burundi (PALIPEHUTU), divisionnisme, etc.

Ces dernières informations préoccupantes viennent deux jours après l'arrestation de 12 observateurs du candidat Twagiramungu au motif de préparation de violences » sur le territoire rwandais.

De nombreux témoignages font état d'une violation flagrante du secret du vote, de votes forcés (exemple : district de Mutura, province de Gisenyi), du remplissage d'urnes (bureaux de votes de Muyenzi et Mayange, province de Kigali Rural) etc.

Concernant les observateurs étrangers nous avons appris que le pouvoir a posté des agents munis de téléphones mobiles afin de prévenir et de préparer » les bureaux de vote, avant leur arrivée. Ils évacuaient les électeurs présents et les remplaçaient par des agents du FPR prêts à témoigner du « bon déroulement » des opérations de vote. En outre,

dans trois bureaux de vote de Nsanzare, Nyundo et Kayanza (province de Gisenyi), une observatrice européenne n'a même pas pu pénétrer à l'intérieur et s'est contentée de discuter avec les chefs des bureaux de vote à l'extérieur.

Il s'agit en réalité de bureaux de vote qui ne contenaient pas d'isoloirs.

En conclusion, le Comité constate d'une part que la campagne s'est déroulée dans un climat d'intimidation, de harcèlement et de lynchage médiatique comparable à celui de la période précédant le génocide. D'autre part, il constate que les opérations de vote aujourd'hui se sont manifestement caractérisées par de nombreuses irrégularités préoccupantes.

Pour le comité,

Hildebrand Kayibanda,
Porte-parole.
32 (0) 477-28 90 71

 

 

 

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