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L'échec d’une « libération »
La libération de Rwanda tant chantée par les « patriotes » du
Front Patriotique Rwandais, n’a été, et n’est plus, qu’un simple slogan qui
sonne mal face à la réalité. Après cette « libération », les Rwandais ont été
impunément massacrés, meurent de faim ou fuient le pays quotidiennement. Parmi
les exilés de ces dernières années, il y a des hommes d'affaires qui, écrasés
par le fardeau intolérable d'impôts et des taxes insupportables, accourent vers
les pays tels que Malawi, Zambie, Mozambique, Angola et Madagascar pour y
chercher leur le bonheur : C'est « la fuite des capitaux ». C'est un combat pour
la vie que leur propre pays ne peut plus leur offrir. Quel dommage! A la grande
espérance générée dans les esprits des Tutsis de la diaspora et de l'intérieur
et des Hutus démocrates dits modérés, au moment de la victoire d’hier, ont
progressivement succédé la déception ; le doute et la révolte silencieuse
d’aujourd'hui.
Dans les accords de paix d' Arusha, le Gouvernement rwandais et le FPR
lui-même s'étaient mis d'accord que: "l'Etat de droit signifie que personne ,
y compris les autorités, ne peut se placer au-dessus de la loi et que celle-ci
est respectueuese des droits fondamentaux des citoyens". Ils ont réaffirmé
que: "l'Etat de droit ne se résume pas à la seule légalité de forme qui
assure la régularité et la consistance dans l'établissement et la sauvegarde de
l'ordre démocratique, il est d'abord fondamentalement caractérisé par une
justice qui repose sur la reconnaissance et l'acceptation entière de la valeur
ultime de la personne humaine et qui est garantie par des institutions chargées
de tracer un cadre permettant son plein exercice". Accord de paix d'Arusha,
Journal Officiel, Année 32 nº16, Kigali, 15/8/1993, p.1279.
Les parties en négociation à Arusha se sont accordées que la démocratie est
fondée sur l'idée que toute souveraineté appartient au peuple et que la
représentation populaire doit être le reflet authentique de la volonté des
citoyens; que la société démocratique repose sur la séparation des pouvoirs
législatif-exécutif-judiciaire et également sur le pluralisme qui est
l'expression des libertés individuelles; que le multipartisme implique la
légitimité de l'opposition;
Devant les observateurs internationaux pris comme témoins, les deux parties
affichaient la conviction que l'Etat de droit est le meilleur garant de l'Unité
Nationale, du respect des libertés et droits fondamentaux de l'Homme; qu'il
constitue une manifestation concrète de la démocratie; qu'il s'articule autour
de la démocratie, du pluralisme et du respect des Droits de l'Homme.
Mais qu'en est-il au vrai et que reste -t-il réellement des principes
auxquels le FPR avait accepté de se soumettre? Rien du tout. Le pouvoir du
peuple a été confisqué, la Constitution a été manipulée et vidée de tout son
contenu sans que le peuple soit consulté, il ne reste aucune trace de démocratie
au Rwanda. Le membres du Parlement sont nommés et dégommés suivant la volonté
d'une poignée de personnes agissant dans l'ombre et qui ont usurpé tout le
pouvoir. Le pouvoir judiciaire est totalement dépendant de l'exécutif qui nomme
ou radie les magistrats selon qu'ils respectent ou pas les injonctions de ceux
qui détiennent réellement le pouvoir. Les insoumis sont écrasés comme des
mouches.
Le Rwanda est tout ce qui peut caractériser un régime policier et règne sous
une terreur sans précédent exercée par plusieurs services de renseignement, dont
la tristement célèbre DMI, qui dépendent directement de "l'homme fort" Mr
Kagame Paul. Le Rwanda est donc diamétralement opposé à tous les principes de
base d'un Etat de droit que nous avons ci-haut analysés. C'est donc une illusion
que de prétendre que les droits de l'homme puissent y être respectés alors
qu'aucun engagement de protection juridique pour en assurer la réalisation
effective n'a été pris par les institutions qui les ont proclamées, et qu'en
plus personne ne peut les y contraindre.
Voyons maintenant en peu de mots comment les droits contenus dans la
déclaration universelle des droits de l'homme et différents autres instruments
juridiques qui en découlent sont exercés:
Le droit à la vie et à la sécurité est un vieux rêve. Or le droit à la vie
est un préalable à l'exercice de toute autre droit et de toute forme de liberté.
On n'en finit pas de compter les assassinats, les disparitions, ou voir même des
massacres systématiques des populations civiles fauchées à la mitrailleuse quand
ils refusent de collaborer avec le régime du FPR; il suffit de les appeler
Interahamwe ou des Infiltrés pour faire taire la Communauté Internationale. Les
opposants sont systématiquement assassinés lorsqu'ils ne choisissent pas le
chemin de l'exil. Mais, les cas d'assassinat de Seth Sendashonga et de Lizinde
Théoneste, dissidents du FPR, laissent penser que même là ils ne sont pas à
l'abri, car le FPR semble avoir reçu un visas d'exercer impunément le terrorisme
international. Le FPR exploite à fonds le chèque en blanc du génocide pour se
permettre de massacrer sans reproche les hutu qu'il a globalement diabolisé
comme des génocidaires. Quand le droit à la vie vous est refusé qu'est ce qui
vous reste?
Les tortures sont devenus tellement banales que personne ne se donne presque
plus la peine de s'en lamenter. A part le fameux Kandoya, on oblige les gens à
marcher pieds nus sur des planches à clous, et pour accélerer la nécrose de la
peau, les personnes restent trempées dans des bains salées. La protection
juridique n'existe plus que pour les officiers et officiels du FPR. Les
détentions et les arrestations arbitraires sont monnaies courantes, et les
prisons-mouroirs sont parmis les spécialités du régime FPR. Le principe de
présomption à l'innocence est laissé à la seule appréciation des bourraux de
Kigali car il n'existe pas d'indépendance de la justice. Les délateurs ont été
institutionnalisés et intrônisés en procureurs. Combien de gens au Rwanda se
sentent-ils sécurisés lorsqu'ils sont devant un juge au Rwanda? Je n'en est
jamais entendu parler. Le comble du cynisme est que mêmes des Tutsis rescapés du
génocide sont actuellement coupables d'avoir échappé à la mort! Les droit de
Nationalité et de libre circulation sont reniés à toute personne qui a refusé de
donner caution au régime du FPR. C'est ainsi que des passports sont notamment
refusés à tout opposant qui a préféré fuir le régime dictatorial plutôt que de
le subir.
Depuis sa victoire, le droit de propriété est renié à toute personne qui
n'est pas sympatisant du FPR. Des biens immobiliers ont été squattés comme butin
de guerre des militaires et bailleurs de fonds du FPR, et ne peuvenent être
restitués. La plupart des rapatriés de force qui se sont aventurés à les
réclamer y ont laissé la vie. Par ailleurs, les paysans du Nord et Nord-Ouest du
pays ont été coupés de leurs base de production, forcés à se regrouper dans des
camps de concentration de la mort et sont obligés de mourrir de faim ou de
dépendre totalement de l'assistance alimentaire internationale, lorsque celle-ci
n'est pas détournée à d'autres fins. Comment peut-on prétendre la relance
économique quand quelqu'un ne peut pas jouir tranquillement du fruit de son
travail? Comment garantira-t-on le bien-être de la population si l'économie est
paralysée? C'est absolument l'impasse pour celui qui se soucie du peuple, mais
ce n'est pas là la priorité des responsables du FPR.
Peut-on parler de liberté de pensée dans un régime où l'Eglise catholique est
persécutée? Peut-on prétendre la liberté d'opinion là où les partis politiques
sont muselés et réduits à la simple expression de leurs comités directeurs, là
où l'endoctrinement idéologique est de rigueur et où il y a refus
d'enregistrement des partis comme ce fut le cas de l'UNAR? Quant à la liberté de
presse, les assassinats et les emprisonnements des journalistes lorsqu'ils ne
sont pas contreints à l'exil, sont des faits très éloquents de ce qui reste des
libertés d'information.
Les chantres de la démocratie d'hier ont complétement écarté la participation
du peuple à la direction des affaires politiques: les députés sont nommés et
renvoyés par l'Exécutif, les citoyens ne peuvent pas librement désigner leurs
gouvernants, la liberté de vote est catégoriquement refusée car le vote ne peut
être secret et surtout pas en dehors de l'oeuil vigilant d'un cadre du FPR (UMUKADA)
comme ce fut le cas lors des simulacres d'éléctions organisées par le FPR pour
les NYUMBAKUMI.
Concernant le droit au travail, sous prétexte de couper la base de
financement de la rebéllion, les réfugiés rapatriés par force n'ont pas été
réintégrés dans la fonction publique alors que d'un autre côté le pays crie au
manque de cadres compétents notamment dans l'enseignement et la recherche . La
discrimination actuelle dans l'enseignement, le refus pur et simple aux enfants
hutu d'aller dans certains établissements scolaires ne peuvent être qualifiés
autrement que des crimes intellectuels envers les générations futures. La
tolérance tant chantée par le FPR et qu'il reconnaît être la base de
réconciliation nationale peut-elle encore se concevoir dans cet environnement?
Outre à ces violations continues des droits de l'homme, le FPR a commis
depuis 1990 des crimes économiques, des crimes de guerre, des crimes contre
l'humanité et des crimes de génocide. Malgré la mise en place du Tribunal
International Pénal pour le Rwanda (TPIR) pour juger certains de ces crimes,
aucun membre du FPR n'a été traduit devant cette juridiction internationale,
malgré l'abondance de témoignages croisés et confirmés, et de documents dignes
de foi; voir SOS-RWANDA-BURUNDI: Listes des membres du FPR-Inkotanyi/APR
soupçonnés d' avoir prémédité et commis des crimes contre l'humanité qui sont de
la compétence du TPIR, Dossier nº 1, Juin 1998. Dans l'entre temps, le régime de
Kigali exerce une justice intérieure du vainqueur sur le vaincu.
Parmis les crimes dont le FPR est accusé, certains sont consignés dans la
récente publication de Human Rights Watch et la Fédération internationale des
Ligues des droits de l'homme: Aucun Témoin ne doit survivre, p.807-853. S'il y
avait une justice équitable dans le monde, les crimes y mentionnés suffiraient
déjà pour amener certains dignitaires du FPR sur le banc des accusés au TPIR.
Le processus de démocratisation entamé
en 1990, les négociations consécutives à la guerre, centrées autour du partage
du pouvoir entre le gouvernement rwandais et le FPR, la loi fondamentale qui en
a été le fruit, toutes ces bases d’une paix durables se trouvent aujourd’hui
bafouées avec un prétexte, ô combien émouvant, d’avoir arrêté le génocide.
Rescapé et victime moi-même de ce crime, je conçois mal
comment celui-ci peut toujours servir de justificatif de tous les drames, de la
mauvaise foi, de l'incompétence et des autres faiblesses flagrantes enregistrées
au bilan actuel du FPR.
1 Un Pouvoir decevant
Le peuple rwandais a été déçu par le FPR. Celui-ci avait
promis une démocratie qui a vite tourné en dictature.
La tradition de démocratie, qui est à la base de l'abolition
de la monarchie et l'instauration de la République, est attaqué de l'intérieur
par des règlementations incompréhensible, d'un caractère stalinien, et rongé
surtout par le virus destructeur des intérêts bassement politiques, matériels et
partisans.
De toute évidence, le sentimment qui prédomine actuellement
au sein de l’immence majorité silencieuse rwandaise, soumise par la peur et la
crainte de disparition, est que le processus de democratisation, entamé en 1990
et a accepté comme tel par l'Accord de Paix d’Arusha en août 1993, est vidé de
tout son contenu pour faire place à un système de parti unique, Front
Patriotique Rwandais (FPR). Ce dernier est déguisé sous forme de « FORUM DES
PARTIS » et le régime actuel de Kigali veut le rendre constitutionnel pour
empêcher toute forme d’organisation ou d’expression politique eb dehors de lui.
Il en va de soi que le changement tant souhaité par le peuple
depuis 1990 ne pourra pas être jugulé par des manœuvres égoïstes, sans
hypothéquer dangereusement une fois de plus l’avenir des Rwandais. Ce système
communisant, aujourd’hui révolu, imposé au prix des crimes passés sous silence,
est chargé de lourdes conséquences. Il faut en mesurer les dégâts à long terme,
à moins de convenir de la nécessité de la démocratisation de la vie politique
nationale. Cette voie exige le courage, voire le sacrifice des tenants actuels
du pouvoir, mais en réalité elle constitue le seul remède des maux dont souffre
notre pays.
Les Rwandais veulent se défaire d'un système obscur imposé
par le régime issu lui-même des cendres de la violence et non de l’alternance
pacifique et démocratique. Ils veulent la liberté de s’exprimer, la liberté
d’adhérer à un parti politique de leur choix, la liberté de leurs actes, de
leurs mouvements, de leurs pensées. En d'autres termes, ils veulent les acquis
de la loi fondamentale, en l’occurrence, l’instauration des libertés
démocratiques et le rejet définitif du parti unique, même déguisé ou voilé.
La question fondamentale aujourd'hui n’est pas de savoir, si
oui ou non, il y a eu un un génocide au Rwanda, une guerre civile, des
«massacres interethniques » ou une guerre du FPR contre la RDC avec le prétexte
d’y combattre les « genocidaires ». Le peuple rwandais victime de tous ces maux
est en droit d’espérer des lendemains meilleurs, d’attendre des solutions
appropriées à ses multiples souffrances. Il veut s’en sortir rapidement et
dignement.
Dès lors la question fondamentale à l’ordre du jour est de
consolider nos acquis du processus démocratique et de savoir si le
fonctionnement du système politique et institutionnel national, l'organisation
et la conduite des affaires politiques, sociales et économiques, obéissent aux
règles et principes fondamentaux de la gestion démocratique, tant souhaités par
le peuple rwandais, dans le respect des droits et devoirs de chaque citoyen tels
que consacrés par les instruments nationaux et internationaux de protection des
droits de la personne humaine.
2 Une communauté internationale leurrée
Je considère pour ma part, que tout qui s'est passé au
Rwanda, depuis 1994, n'a pu être réalisé par le régime actuel, sans la
participation, sans la suggestion ou même sans l’ingérence occulte de la
communauté internationale. Celle-ci n’a malheureusement pas eu aucun souci
d’exiger, au moment opportun, des tenant de ce régime ni du fait véritablement
démocratique, ni du fait de rendre compte à la nation rwandaise. Le pays est
dirigé comme un patrimoine personnel du Président de la République qui nomme et
démet les ministres, les députés, les gouverneurs et autres hauts fonctionnaires
de l'Etat, comme bon lui semble. Cet état de choses est inacceptable. Il faut
absolument un changement démocratique et et un changement de méthode de
gouvernance.
Il ne faut pas se faire d’illusion : les lobbies des
démocratiques de la communauté internationale, se servent actuellement des
régimes militairement puissants, mais impopulaires, de cette région pour assurer
leurs intérêts dans la région de Grands Lacs. Ces mêmes pays ferment les yeux
quand la démocratie est mise à mal, dénaturée, dévoyée, du fait de
l’intolérance, de l’exclusion, de la terreur et des violations répétées et
délibérées des droits de l'homme.
Ce constat d’indifférence n’est pas seulement le mien. Il est
partagé par les peuples rwandais, congolais, et burundais, qui ne comprennent
pas le sens du soutien de certains pays démocratiques à ces régimes
oligarchiques et autocratiques. Les perspectives démocratiques sont chaque fois
interrompues par les souvenirs des événements sanglants (Rwanda en 1990, Burundi
en 1993 et RDC en 1996 et 1998) et par des intimidations du pouvoir en place.
Aujourd'hui les pays épris de démocratie, qui soutiennent le
régime rwandais devraient prendre leur responsabilité pour ramener ses
dirigeants dans le droit chemin de respect du processus démocratique, au lieu de
les encourager à poursuivre leur ‘politique néfaste' de « parti unique», en
finançant les élections à caractère plutôt communiste. Sans prise de position
claire de leur part sur la situation actuelle, les citoyens rwandais resteront
sous le joug d'une oligarchie heureuse, assurée de maintenir au pouvoir en se
mettant au service des grandes puissances, au détriment du peuple rwandais.
Les pressions doivent être faites pourque la dérive
dangereuse qui s’opère actuellement, visant à nous imposer une démocratie
tronquée à travers une constitution taillée su mesure des tenants du pouvoir
actuel, s’arrête. Nul n’ignore que le bricolage démocratique et constitutionnel
ne peut nous conduire qu’à un un cumul de frustrations aux conséquences
multiples et futures.
3 Un pouvoir hégémonique et dictatorial
Comment peut-on comprendre les critiques adressées hier au
MRND, parti unique avant 1990, si on occulte aujourd’hui les critiques qui
devaient être adressées au FPR, parti unique en son genre, à cause de ses moyens
forts et peu démocratiques qu'il utilise contre le peuple envue de maintenir au
pouvoir.
D’aucuns diront sans ambage que le régime du FPR est pire que
celui du MRND. Je le crois moi aussi et je ne fais que confirmerr à très haute
voix ce que beaucoup d’autres Rwandais disent tout bas, car ma déception est
grande. Souvent, je me demande si nous avons consenti, tous sans exception, tant
de sacrifices humains pour vivre d'autres cauchemars: l’intolérance,
l’incohérence, le chaos, les guerres, le pouvoir oligarchiques, la dictature,
l’injustice, l’hypocrisie, la terreur, la traîtrise, l’exclusion et le copinage
politique.
Comme beaucoup de Rwandais, je voie avec consternation
l'apparition d'une monarchie républicaine qui se construit sur des cadavres de
mes concitoyens Hutu et Tutsi, de mes amis, de mes frères et mes voisins, pour
satisfaire les intérêts d'une oligarchie sans autre projet, avant tout, que
celui de détruire tous ceux-qui qui contestent son pouvoir.
Vouloir instaurer un pouvoir hégémonique fort, vouloir
imposer sa vision politique erronée, car dictatoriale, sous un « seul prétexte
d'avoir arrêté le génocide » (et comment!), vouloir surtout le faire dans le
contexte actuel où nous aspirons tous au changement de politique stalinienne
affichée à celui d’une politique démocratique est totalement inacceptable.
Évidemment, si le pouvoir poursuit sa route à sens interdit, il devra s’attendre
un jour à être arrêté par un désaveu populaire.
4 Un pouvoir peu soucieux de son peuple
La pauvreté, la misère, les maladies, l’angoisse, la peur, la
crainte de disparaître, le sous développement généralisé ne sont ni une tare ni
une fatalité ou une malédiction de notre peuple. L'expérience des années 1970 et
1980, les années glorieuses de notre prospérité, prouve suffisamment comment les
Rwandais sont travailleurs et ingénieux et peuvent encore se relever si la paix
et la sécurité pouvaient leur être assurées. Bien sûr notre pays n'a pas les
mêmes ressources que ses voisins, mais sa ressource fondamentale est le génie et
travail assidu de son peuple. Pouvons-nous pacifier ce peuple, le réconcilier à
jamais et le protéger contre les prédateurs qui se battent pour les « places »
et qui, toujours, finissent leur combat dans un bain du sang?
Oui, je ne voie qu’une seule solution: rendre justice et
rendre le pouvoir à ses « propriétaires » que sont le peuple rwandais.
Faustin
TWAGIRAMUNGU |