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Qui
est Mr.
Kagame:
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stratégies
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Ancien
conseiller spécial de Mobutu, Ngbanda
déballe le terroriste Kagame
(L'Avenir
Quotidien 13/03/2004)
* Le piège
se referme sur Kagame avec la découverte
de la boîte noire de l’avion abattu
de Habyarimana * Kagame a des
complices à l’Onu * Tout indique
que l’homme est à l’origine du génocide
rwandais et le Rcd complice de ce
terrorisme international
* Habyarimana a été réhabilité
hier à Bruxelles et Honoré Ngbanda a
déballé le sanguinaire Kagame à
Paris
Paul Kagame sent le sol se dérober
sous ses pieds. En effet, l’homme
qui faisait la fine bouche après son
élection (truquée) comme pour légitimer
sa présidence de fait, il se trouve
présentement très en difficulté. De
plus en plus en froid avec les
Etats-Unis, l’homme est en quête de
soutien occidental. Cela ne lui réussit
pas au regard des premiers résultats
de sa tournée. Tenez ! La fanfare lui
a balancé l’hymne de sa victime,
Juvénal Habyarimana. En plus, Kagame
est à la défensive lors de cette
visite à cause des révélations du
journal Le Monde sur l’enquête
concernant l’assassinat de
Habyarimana.
De Paris où il séjourne, l’ancien
conseiller spécial du maréchal
Mobutu en matière de sécurité a
procédé au déballage de Paul
Kagame.
Ce déballage s’inscrit dans la
suite des révélations faites par le
journal Le Monde. Que la confirmation
de l’assassinat de Habyarimana par
les soins de Kagame vienne d’Honoré
Ngbanda, cela devrait être pris au sérieux.
L’opinion se rappellera que Mobutu
devait prendre le même avion que
Habyarimana. Mais, en dernière
minute, ses services le lui avaient déconseillé.
Et la suite est connue. Cela voudrait
dire que les services zaïrois de l’époque
étaient au parfum de ce plan macabre
et ne pouvaient laisser Mobutu aller
facilement à la mort de cette façon-là.
Ainsi, la visite de Kagame passe
inaperçu à Bruxelles où l’homme
est arrivé jeudi dernier. Comme si
cela ne suffisait pas, l’attention
des médias occidentaux est focalisée
sur l’attentat qui a eu lieu à
Madrid au deuxième jour du séjour à
Bruxelles de l’homme de Kigali. Il
n’a même pas eu droit à un passage
au Parlement, les Socio-démocrates
ayant tout fait pour boycotter cette
visite en guise de solidarité avec
toutes les victimes de la guerre à
l’Est de la Rdc.
Quelle que soit la durée de la nuit,
le jour finit toujours par se lever.
Cet adage vient de se vérifier au
sujet du président rwandais, Paul
Kagame. Pendant des années, l’homme
fort de Kigali a cru qu’il pouvait
tenir en otage la vérité en faisant
des populations hutu de son pays des
exclus de la société pour un génocide
dont le contour n’a jamais été défini.
S’il est vrai que les hutu, à la
suite de l’assassinat de leur leader
n’ont pas échappé à la tentation
d’une vengeance presque barbare, il
n’était pas évident qu’ils aient
été au courant de la préparation
d’un génocide. Or, ne peut être
considéré comme le vrai génocidaire
que celui qui en avait assuré la
planification.
Tout le monde savait que c’est
l’assassinat du président rwandais
qui a déclenché le génocide. Il était
donc important que, pour remonter aux
origines de ce drame, on sache qui
avait tué Habyarimana. Curieusement,
personne ne s’est donné cette
peine. Toute personne qui voulait
partir de cet assassinat pour élucider
le drame rwandais, s’est vu indexé,
voire mis sur la liste des personnes
à bannir à tout prix. C’est le cas
du procureur près le tribunal
international pour le Rwanda dont Paul
Kagame a obtenu le limogeage.
Le mystère
Qu’est-ce qui faisait la force de
Paul Kagame ? Cette question n’a
jamais eu de réponse au point d’en
faire un véritable mystère. Mais
voilà que la vérité éclate
aujourd’hui au grand jour. Les
services de l’Onu à Kigali avaient
remis à la hiérarchie onusienne la
boîte noire qui devrait aider à
percer le mystère de ce drame. Fait
curieux, cette boîte noire n’a
jamais été décryptée. Il n’y a
que l’Onu qui peut expliquer cette négligence.
Il avait fallu que le confrère français
franchisse le rubicon pour que la vérité
éclate au grand jour.
Pris au piège, Paul Kagame se débat
comme un diable dans un bénitier pour
démentir. C’est le contraire qui
nous étonnerait. Le président
rwandais pouvait chercher des
subterfuges en accusant le
gouvernement français là où il
s’agit du travail des médias. Si
Kagame donne des injonctions à la
presse de son pays, il ne peut penser
que c’est aussi le cas en France.
C’est ridicule. Comme si les dieux
avaient décidé de confondre une fois
pour toutes le président rwandais, on
vient de retrouver la boîte noire de
l’avion présidentiel rwandais (un
Falcon) abattu par deux missiles.
La boîte noire sera décryptée par
une commission d’enquête neutre
composés d’experts externes aux
Nations unies. Comme quoi, la vérité
finissant toujours par triompher, l’étau
se resserre autour de Paul Kagame.
Un éclairci sur le drame congolais
Quoi que dira cette boîte, le monde
sait désormais que les tueurs de
Habyarimana avaient des complices au
sein de l’Onu. Tout est clair à présent.
On sait pourquoi l’Onu affichait et
affiche encore une faiblesse extrême
face aux actes des autorités de
Kigali. On comprend également
pourquoi l’Onu est de ceux qui
voulaient faire de la RD Congo le bouc
émissaire du drame rwandais. Cette
nouvelle donne cloue aussi le Rcd qui
doit sa guerre et sa résistance à
l’armée congolaise, non seulement
à l’appui rwandais mais aussi à la
complaisance complice des
fonctionnaires de l’Onu.
Les choses sont très sérieuses. Il
faut une remise en question aussi bien
de ce mouvement à classer désormais
sur la liste des membres du terrorisme
international. La question que plus
d’un se posent est de savoir si on
peut s’engager contre le terrorisme
international en fermant les yeux sur
les crimes tant de Kagame que de ses
complices congolais que sont les
dirigeants du Rcd. « Mentez, mentez,
il en restera toujours quelque chose
». Kagame est désormais dans ses
petits souliers.
Habyarimana réhabilité
A Bruxelles où il séjournait hier,
Paul Kagame a eu droit à suivre la
police belge lui chanter l’hymne
national du Rwanda de Habyarimana en
lieu et place de l’hymne de son régime.
Diplomatiquement, on a parlé d’une
erreur. Ce serait une façon de dire
que la fanfare belge est complaisante
pour ne pas dire irresponsable.
Lorsqu’on sait que Kagame n’est
pas à sa première visite au royaume
de Belgique, on peut douter de cette
thèse d’erreur malencontreuse. Les
observateurs avertis voient dans ce
geste, apparemment banal de la fanfare
belge, un commencement de la descente
aux enfers du président rwandais.
De toutes les façons, il serait
injuste que Paul Kagame ne connaisse
pas le sort qu’il mérite non
seulement pour les crimes commis sur
le territoire congolais, mais aussi
dans son pays. Il est temps qu’en
toute justice, le Tribunal
international pour le Rwanda (Tpir) se
saisisse de Paul Kagame, cet homme qui
n’a pas hésité à envoyer à la
mort près d’un million de ses
compatriotes tout simplement pour
conquérir le pouvoir.
Tuer pour un peu plus d’espace
Ceux qui se demandent naïvement si
Kagame avait besoin de ces crimes,
oublient que le président du Fpr était
à la tête de beaucoup de ses
compatriotes, qui ont connu l’exil
comme lui, après la mort de Fred
Rwigema. Il ne faut pas oublier que si
Habyarimana hésitait pour les
accueillir, c’est entre autres parce
qu’il se posait un problème
d’espace. C’est pourquoi, de bonne
foi, il demandait au Congo comme à
l’Ouganda d’intégrer les réfugiés
rwandais plutôt que de les rapatrier.
En réussissant le génocide, Kagame dégageait
l’espace pour les hommes qu’il
ramenait de l’Ouganda. Une fois au
pouvoir, il s’est engagé à aider
ceux qui étaient au Congo à y
rester. Voilà percé le mystère du génocide
rwandais et même de la guerre du Rcd.
Tout compte fait, au Congo comme au
Rwanda, Kagame a tué plus que les
terroristes qui avaient frappé l’Amérique
le 11 septembre. Ne pas s’en
occuper, c’est faire le lit du
terrorisme international.
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