Ces derniers temps, les Rwandais ont fait des réflexions
profondes sur la situation sociopolitique, historique, économique et culturelle
de leur pays, analysant les régimes monarchiques et républicains qui s’y sont
succédés.
Ils réfléchissent encore davantage sur la situation du Rwanda
de demain ; surtout après le génocide rwandais de 1994 et les nombreuses crimes
contre humanité, comme les actes de génocide commis contre les réfugiés rwandais
et contre le peuple de la République Démocratique du Congo pillé de ses
richesses, suite aux tentatives de consolidation d’une politique hégémonique
dans la région par le régime actuel de Kigali.
De toutes ces réflexions, il en résulte un constat de
déception, d’incertitude et de méfiance à ce régime belliqueux. Face à cette
situation, le peuple rwandais se pose silencieusement des questions qui
demeurent sans réponses. Il cherche des leaders pour le guider vers des
destinées meilleures, lui donner l’espoir de vivre en paix durable
et consolider les droits de l'homme dans leur
propre pays.
Dans les conditions actuelles, la communauté internationale
devrait se rendre à l'évidence, tirer les leçons de la récente tragédie et
opérer un choix clair et juste entre deux alternatives: démocratie ou dictature.
Impuissant, ce peuple croit que ses revendications méritent
une solution d’espoir, qui passe par la voie du changement démocratique et d’une
nouvelle orientation politique. Tout compte fait, il appartient à ce peuple
d’agir et agir sagement et correctement, non seulement dans l’intérêt de son
pays mais aussi dans celui de ses partenaires pour trouver, ensemble, des
solutions adaptées à l'évolution de notre politique sur le plan interne,
régional et global.
Ce changement n'est pas facile lorsque le climat politique
actuel ne laisse que des horizons sombres, dans le Rwanda libéré, mais il est
nécessaire.
Le discussion, souvent incohérente et contradictoire, de ceux
qui sont en charge actuellement de la destinée du peuple rwandais, vise à
supprimer son histoire. Aucun repère n’est permis pour nous servir de
positionnement dans notre propre pays. Pour eux, tout est «génocide». Tous les
leaders républicains, sauf l’actuel Président, le Général Major Paul Kagame,
sont indignes et assassins. Pour eux, il n'y a plus d’histoire sauf la leur.
C'est évidemment inadmissible. Ce discours, souvent arrogant, à l’égard de la
mémoire collective du peuple rwandais ainsi qu’à l’opinion internationale,
dissimule mal le présent invivable et compromet gravement le l’avenir, resté
incertain depuis que le FPR est au pouvoir.